par Sophie et Marie
Lisbonne, 8 novembre 2016

Nous nous étions fixées un objectif pour cette première journée : passer en revue un maximum de start-ups oeuvrant dans le domaine de la santé. Si nous avons trouvé quelques perles (sous forme de services à l’attention des propriétaires de nos compagnons à poils, par exemple…), force est de constater que cette première journée nous a laissées un peu sur notre faim. Nous avons été cependant frappées par le développement des plateformes proposant de mettre en relation patients et médecins. Avec des stades d’avancement intimement liés aux cadres juridiques des pays dans lesquels elles se développent, à l’offre, aux usages et contextes sociétaux de chacun. Avec, sous-jacente, une nette ligne de fracture géographique qui se dégage (nous y reviendrons). Outre ces quelques exemples, la santé s’est aujourd’hui faite discrète - et c’est normal, elle aura sa journée dédiée jeudi prochain- . Par contre, nous avons rencontré toute une panoplie de startups agissants dans le domaine plus large du ‘mieux vivre’. Voici un petit récap’ de notre journée.

Le self-management

TimeKepper : Dans la lignée des nombreuses nouvelles applis de gestion de budget qui permettent aujourd’hui à leurs utilisateurs de mieux se rendre compte de la manière dont ils allouent leur argent, Timekeeper s’attaque à une autre ressource qui nous est essentielle et qui semble souvent nous limiter : le temps.
Grâce aux données récoltées par le smartphone, cette application permet de retracer automatiquement la journée de ses utilisateurs, qu’elle leur reconstitue ensuite de manière synthétique. Et force est de constater que, tout comme l’argent, notre perception de la manière dont nous utilisons notre temps est souvent éloignée de la réalité.
Une application sympa donc, qui promet de nous donner un autre regard sur la gestion de notre temps, pour mieux le rationaliser...ou pas.

Lifetracker et Ican : Ces deux applis ont l’ambition de motiver et de guider leurs utilisateurs dans l’accomplissement de leurs petits et grands projets. Acheter une voiture, investir dans un logement ou tout simplement se mettre au sport, pas toujours facile de savoir par quoi commencer. L’utilisateur choisit donc de se fixer un objectif sur l’application qui lui indique ensuite les différentes étapes à suivre pour le concrétiser, tout en proposant des systèmes de notifications automatiques efficaces et temporellement réalistes. Lifetracker a en outre l’ambition de monétiser des plans spécifiques qui pourraient être édités par des ‘life coach’ ou encore par des entreprises pour leurs employés...Bien sûr une bonne visualisation de l’avancement des utilisateurs est toujours intégrée pour mieux les motiver, dans le meilleur des cas...

Mieux gérer son régime, atteindre ses propres objectifs, se motiver pour aller faire du sport… les applis de ‘self-management’ souhaitent envahir nos smartphones. Dans un websummit où l’intelligence artificielle a particulièrement fait parler d’elle, dans le domaine du  ‘Lifestyle’ on pourrait se poser la question de l’humain assisté.

Plateformes et santé

Côté médecine la télé-santé était aujourd’hui à l’honneur, avec un constat surprenant. Si les plateformes de mise en relation avec des médecins et spécialistes en tout genre fleurissent dans des pays tels que l’Inde ou encore le Mexique, aux Etats-Unis ce sont nos chers compagnons poilus qui sont à l’honneur, du Tinder pour animaux domestiques à la télémédecine appliquée aux chats…
Et si toutes les startups que nous avons rencontré dans le domaine ont déclaré vouloir s’internationaliser, force est de constater qu’elles ont dû considérablement adapter leur approche selon le pays ciblé. Ainsi alors qu’une approche B2C était envisageable au Mexique, il a fallu passer plutôt par les ONG en Afrique de l’ouest et les assureurs en France…De quoi se demander si le modèles de plateformes internationales à la Uber sera aussi facilement adaptable dans le monde de la santé. 

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