Previously, on How I met the studio

Rappelez-vous... Au tout début des temps de nutz, il y avait TopR, une application qui ambitionnait de démocratiser la création de tops en permettant à tous (des fins gourmets aux gamers, en passant par les aficionados de polars scandinaves) de référencer et de partager bons plans et adresses sous forme de tops. Puis nous avions imaginé nutz, une appli qui facilite la prise de notes relative aux loisirs, en permettant à chacun de réunir ses favoris sur une même interface. Le produit que nous avons sorti en octobre convenait pour une version bêta, mais nous étions conscients qu’il méritait d’être amélioré sur un plan fonctionnel et UX. Mais même en amont de ces aspects, nous n’étions pas encore à 100% convaincus que nous avions tapé dans le mille…


Back to basics

La saga nutz continue. Après un lancement mitigé, nous nous sommes rappelés que nous étions un cabinet en innovation et que la compréhension de l’utilisateur... c’était non seulement notre spécialité mais aussi notre credo ! Alors, pour mieux appréhender les raisons d’un taux d’adoption proche du niveau de la mer, et surtout espérer améliorer les performances de notre bébé, nous avons réuni toutes nos forces pour imaginer un protocole de test best-in-class.


Les gestes avant les interfaces

En effet, c’est plutôt ambitieux (voire complètement mégalo) d’essayer d’imposer un nouveau “geste” auprès des utilisateurs, en venant concurrencer directement les systèmes existants, quand bien même nous les trouvons défaillants (post it ou applis de note installées par défaut sur les téléphones...). Au-delà des qualités intrinsèques de notre appli (dont nous ne doutons pas ;)), nous nous interrogions donc sur la capacité de nutz à créer un nouveau geste, et c’est bien cette question des gestes (prise de notes, mise en favori, partage...) qui a guidée notre approche de test dans un esprit résolument user research. 

Au-delà d’une simple question d’ergonomie, c’est donc l’appétence globale pour notre appli que nous souhaitions évaluer. Notre approche devait en conséquence se rapprocher un maximum des contextes de prise de notes réels, des pratiques déjà installées chez nos utilisateurs et de leurs environnements sociaux (amis, famille, influenceurs et référents divers...). Et c’est ainsi que Marie, Sophie et Mahed sont partis, tels des missionnaires des temps modernes, à la recherche de la vérité des pratiques, en consultant une quinzaine de testeurs/ambassadeurs triées sur le volet.

La méthode de la méthode

La prise de notes est un geste intime, inextricablement lié à la personnalité des interrogés et à leurs comportements sociaux. C’est pourquoi ce qui nous a guidé, durant le test, c’est avant tout l’attention aux détails, et une focale resserrée sur les interactions fines et les pratiques déjà installées. Pour cela, nous avons suivi ces personnes sur une longue période (trois mois), et nous avons étudié l’évolution de leurs comportements de prise de notes avant et après la découverte de nutz.

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Dans un premier temps, nous avons confié à chaque participant un carnet de type “journal de bord”, dans lequel nous leur demandions de répondre quotidiennement à une série de questions sur leurs usages de prise de notes et leurs loisirs. À l’issue de cette première phase, nous avons récupéré les carnets et les avons dépouillés avec eux. Le carnet a ainsi servi de base à une discussion portant sur les usages de chacun. À l’issue de ce premier entretien, nous leur proposions de télécharger nutz et de commencer à l’explorer en commentant leur découverte en live. Ce premier contact avec nutz a donné lieu à un premier niveau de feedbacks intéressant. Ensuite, nous avons remis à chaque utilisateur un second carnet, construit autour de petits challenges hebdomadaires impliquant l’utilisation de nutz. Bien sûr, nous ne voulions pas trop forcer l’usage, mais bien nous assurer que les utilisateurs n’oublierai pas l’application et nous expliquent le cas échéant pourquoi ils ne l’utilisaient pas. Après ce deuxième round, nous avons retrouvé les participants pour un second entretien lors duquel nous avons notamment mobilisé des outils d’idéation, permettant aux testeurs de se projeter au-delà de l’application elle-même.

Et oui, c’était long et engageant, mais c’était aussi pour nous l’occasion de tester de nouvelles méthodes de user research. En tous cas Marie, notre UX, était comme un poisson dans l’eau et vous auriez dû voir ses yeux briller à chaque étape de conception, du carnet aux guides d’entretiens… Comme un petit avant-goût des fêtes à venir !


Nous ne serions rien sans eux <3

Merci aux testeurs de nous avoir laissé pénétrer du côté obscur de leurs pratique ! Merci pour leur engagement tout le long du test, et merci à eux de ne pas nous avoir mordu les mollets (bon ça Sophie c’est peut-être un peu too much...). Mais maintenant tout reste à faire. C’est une chose d’accéder à la Vérité Vraie, c’en est une autre de mettre en oeuvre nos conclusions ! Quid de nutz ? (Re-)pivotra ? (Re-)pivotra pas ? 

 

Dans le prochain épisode  !

Dans un prochain épisode, vous en saurez plus sur les tenants et aboutissants du test. Nous reviendrons avec vous sur le détail de la méthodologie que nous avons déployée, et le potentiel d’une approche hybride mêlant observation, entretiens, tests utilisateurs et méthodes de créativité. Sachez d’ors et déjà que notre ambition a porté ses fruits. Nous comprenons mieux, à présent, quels sont les leviers et les freins d’adoption de nutz. Nous avons compris pourquoi nutz pouvait convenir à un certain type de personnes, mais pas à certains profils spécifiques. Du butineur darwinien au stratège heuristique… La suite dans le prochain épisode bien sûr ;)

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