Au programme ce mois-ci

 

Retail
Actualités e-commerce, de la distribution spécialisée, et de la distribution alimentaireA lire ici

Santé
Promesses et réalité de la e-santé en France •
A lire ici

 

Assurance
Les assureurs se transforment • L'évolution des offres
A lire ici

Fintech
5 scénari du futurLa reconfiguration du secteurA lire ici

 

Travel & Transport
Travel : zoom sur les hébergeurs et sur le voyage d'affaires • Transport : la SNCF et l'ouverture à la concurrence, zoom sur l'automobileA lire ici

Retail

L'actu e-commerce

  • Le bilan e-commerce du premier trimestre 2017 : 20 Mds€ ont été dépensés dans le e-commerce en France, ce qui correspond a une hausse de 14,2% par rapport à l'année dernière. Le nombre de transactions a lui augmenté de 20% (lien)
  • Les marketplaces accélèrent dans le B2B (lien1, lien2, lien3
    • Selon la FEVAD, l'e-commerce B2B a progressé de 14% au premier trimestre 2017
    • Cdiscount Pro élargit son assortiment
    • Amazon créé des "boutiques dans la boutique"
    • Zalando se lance dans le B2B et met sa plateforme a disposition des marques. Le groupe vise 7,2 Mds de CA d'ici 2020
  • Amazon continue d'élargir son domaine d'action
    • C'est ainsi que l'entreprise a lancé son nouveau service Prime Wardrobe, afin de consolider ses positions sur le marché du textile (lien)
  • La Commission européenne a infligé un amende de 2,42 Mds€ à Google Shopping pour avoir favorisé son service au détriment de comparateurs concurrents (lien)

L'actu de la distribution spécialisée

  • Sur le marché du textile, l'environnement reste pour le moins difficile : ce dernier a connu une déflation de 12% entre 2007 et 2015. En 2016, les français ont dépensé 10,4Mds€ pour s'habiller, soit 2,6% de moins qu'en 2015 (lien)
  • Dans ce contexte, certains s'en tirent mieux que d'autres
    • Après des mois de discussions, Agra Distribution (Tati) boucle enfin le dossier de son rachat par Gifi, qu'il a préféré à l'offre du consortium de destockeurs (lien)
    • De son côté Gémo résiste bien et a même enregistré une croissance de ses parts de marché de 4,5% sur les 5 dernières années, alors que le marché s'est lui-même replié de 5%. Pour cela, l'enseigne a baissé ses prix de 15% depuis 2013 et a fait le choix de réserver 80% de son assortiment à ses marques propres. En parallèle, le CA e-commerce s'est élevé à 20M€ en 2016, et l'enseigne continue à tester de nouveaux concepts qui enregistrent en moyenne 30% de CA en plus (lien)
  • Amazon continue sa percée dans le prêt-à-porter et lance son service "Prime Wardrobe" qui permet aux abonnés d'essayer les vêtements avant de les acheter. Pour éviter les abus, l'entreprise prévoit un système de rabais : les clients bénéficieront ainsi d'une remise de 10% pour 2 à 3 articles gardés, et une remise de 20% pour plus (lien)
    • Il ne se passe pas un mois sans qu'une actualité Walmart ne vienne répondre à une actualité Amazon, ce mois-ci nous ne dérogeons pas à la règle : Walmart a racheté Bonobos pour 310M$, et enregistre une croissance de 63% de son e-commerce au premier trimestre (lien)
  • Enfin, un premier retour sur le nouveau concept de point de vente de Décathlon, Décathlon City. Une grande partie des investissements digitaux sont destinés à optimiser le fonctionnement du magasin : les miroirs intelligents permettent  aux clients de demander d'autres tailles aux vendeurs, qui ne sont plus obligés de surveiller les cabines, 100% des caisses sont à usage autonome...Autre fait marquant : le point de vente se transforme en salle de sport en dehors de ses horaires d'ouverture (lien)

L'actu de la distribution alimentaire

  • Impossible de parler de distribution alimentaire sans évoquer le rachat de Whole Foods par Amazon pour la modique somme de 13 Mds$. Bien sûr, l'opération a fait couler beaucoup d'encre, voici un petit résumé en quelques lignes de ce qui s'est dit (lien1, lien2, lien3) : 
    • Amazon profite ainsi de 431 points de collecte supplémentaires pour ses abonnés Prime et Amazon Fresh, et ce dans des zones affluentes et à forte densité
    • Dans le cadre du développement de marques alimentaires propres, Amazon pourra bénéficier du gage de confiance que lui apporte Whole Foods auprès des consommateurs
    • Quand Amazon rachète un retailer, c'est la preuve par A+B que le brick&mortar n'est pas mort et que le e-commerce seul a ses limites (notamment logistiques). C'est d'ailleurs bien ce qu'explique le directeur digital d'Intermarché au sujet de l'explosion de services au sein de la distribution : "aujourd'hui on a un problème de valeur, on n'arrive pas à faire payer le service"
    • Instacart, dont Whole Foods était partenaire, va-t-il se faire engloutir par Amazon ?
    • Il y a quelques années, Amazon avait déposé un brevet décrivant un système par lequel le réseau Wi-Fi d'un retailer pouvait intercepter les recherches relatives aux comparaisons de prix effectuées au sein de son point de vente, et renvoyer une réponse adéquate. Ironiquement le brevet devait initialement bloquer les distributeurs dans leurs recherches de solutions au phénomène du showrooming. Amazon pourrait désormais l'utiliser pour booster les ventes dans ses futurs point de vente, en proposant du 'price matching' ou encore en envoyant des réductions spécifiques au showroomers
  • Le ping-pong continue entre Walmart et Amazon (lien1, lien2, lien3)
    • Walmart a annoncé lors de sa dernière AG le lancement de nouveaux tests : consignes automatiques, robotique, gestion des stocks et linéaires par analyse d'image, utilisation du machine learning pour améliorer le pricing...
    • Pour répondre à Walmart, qui s'était engagé sur ses platebandes en promettant la livraison en 2H gratuite, Amazon a lancé une version Prime moins chère, ainsi qu'une solution permettant de payer ses achats sur la plateforme en espèces. Il cherche ainsi à s'adresser aux foyers à faibles revenus, cible traditionnelle de Walmart (lien)
  • Lors d'un interview avec le petit web, Marc Boulangé, Directeur du Digital chez Intermarché s'est exprimé sur la livraison expresse : "Nous restons prudents, ce qu'attendent les gens, c'est de la flexibilité. Elle n'a pas un modèle économique viable à moins d'une rupture technologique forte, comme par exemple les véhicules autonomes" (lien, lien2)
    • Apparament Ocado partage cette conviction puisque le retailer a récemment lancé un test de livraison de courses par "mini-camions autonomes". Ces derniers sont dotés de 8 compartiments accessibles de l'extérieur par les clients, et fonctionnent comme des consignes autonomes mobiles
  • Côté startups, voici l'actualité du mois : 
    • Youmiam, l'application de partage de recettes a levé 1,1M€ (lien)
    • Shipt, la plateforme de livraison de courses a levé 40M$. Contrairement à Instacart, le service fonctionne par abonnement annuel et propose, afin de faciliter la logistique, des créneaux de livraisons plutôt qu'une livraison à la demande. La plateforme enregistre un panier moyen de 110$ par commande (lien)
    • A Shanghai une startup a créé une supérette mobile automatisée à 100% : Moby Mart (lien)
    • Le magazine LSA a sélectionné le meilleurs des startups retail, à retrouver ici (lien)
 

Santé

Promesses et réalité de la e-santé en France

A en croire beaucoup, le secteur de la e-santé est prometteur et est appelé à se développer :

  • Il est appelé à se développer, d'abord, parce qu'il apporte une réponse aux nouveaux comportements des utilisateurs. Une étude récente nous informe ainsi que plus d'un tiers des français ont déjà pris un RDV médical via une plateforme dédiée. Il sont même plus de la moitié à avoir déjà utilisé un service en ligne lié à la santé. Dans l'avenir, 42% des interrogés se sont dits prêts à faire des consultations en ligne, notamment pour les renouvellement d'ordonnances (lien)
  • La médecine elle-même est amenée à changer, et à s'enrichir des possibilités offertes par les nouvelles technologies. Alors que 70% des coûts de santé vont porter à l'avenir sur des maladies chroniques non infectieuses, les filières médicales se recomposent sous l'impulsion du décret du 28 avril pour mieux prendre en compte cette réalité. Le décret met en avant le passage d'une médecine spécialisée sur les organes, à des approches plus transversales qui intègrent dimensions biologiques et comportementales à la fois. Ce cadre favorisera l'émergence d'une médecine de précision qui se matérialisera au travers d'objets connectés, de systèmes d'information et de décision, de programmes comportementaux de prise en charge des malades, qui donneront la part belle au digital (lien)
  • Signe de la promesse du secteur, les grands acteurs technologiques commencent à l'investir
    • Nokia élargit le périmètre de Withings à 3 domaines : accessibilité, coaching personnalisé et relation patient/médecin (lien).
    • Apple construit petit à petit son écosystème santé avec des solutions grand public, comme B2B (lien)
    • En France, Docapost est le premier hébergeur de données de santé avec plus de 45M de dossiers, l'entreprise opère, de plus le Dossier Médical Personnel et le Dossier Pharmaceutique pour l'Assurance Maladie et l'Ordre National des pharmaciens. Ce mois-ci Docapost a annoncé un partenariat avec Tactio (solution de santé mobiles) pour accélérer son développement dans le secteur de la e-santé (lien)
  • Les laboratoires pharmaceutiques aussi s'emparent du digital : 
    • Sanofi a créé un lab consacré aux services en ligne. Au menu, des solutions diverses : aides au pharmacies d'officine sur les sujets de l'iot et des plateformes, diagnostic des affections cutanées et maladies rares...(lien)
    • Roche a fait l'acquisition d'une plateforme e-santé dédiée à l'accompagnement des diabétiques (lien)
    • Boehringer Ingelheim a créé une filiale indépendante chargée d'accélérer la transformation digitale du groupe (lien)

Cependant, nous sommes encore loin de cet avenir prometteur : 

  • Comme le note Pierre Pinzelli "La France est un pays très riche en propositions mais elle manque de plans clairs sur les modalités de financement, notamment par le biais de l'Assurance Maladie....Il y a beaucoup d'initiatives locales mais nous avons du mal à avoir une visibilité nationale" (lien)
  • Le même constat est dressé au sujet de la téléconsultation : aujourd'hui, aucun site n'est rentable, et aucun dispositif n'est pris en charge par l'Assurance Maladie...Si 32% des Français accepteraient de faire une téléconsultation non remboursée, seulement 2% l'ont déjà fait ! (lien)
  • Les freins au développement de la e-santé sont aujourd'hui multiples : les objets connectés manquent grandement d'interopérabilité avec les systèmes et logiciels utilisés par les professionnels de la santé, la question des données de santé est extrêmement complexe, et les nouveaux dispositifs basés sur les technologies doivent encore faire la preuve de leur utilité thérapeutique. Ainsi, un test mené auprès de 500 patients obèses a montré que l'emploi d'un bracelet connecté et d'un site internet dédié était moins efficace que l'appel téléphonique régulier d'un nutritionniste. D'ailleurs la startup DMD santé fait de l'existence d'une multitude d'applis de santé un réel business en proposant le premier label santé pour dispositifs digitaux (lien)
 

Assurance

Assureurs et nouvelles technologies

  • La réalité virtuelle fait en ce moment beaucoup parler d'elle, mais il reste difficile de concevoir des cas d'usages pertinents, surtout dans le domaine de l'assurance. C'est pourtant ce qu'à fait l'assureur néerlandais ABN Armo au travers d'une expérimentation : en permettant aux utilisateurs d'interagir avec des objets de leur quotidien et de visualiser les effets d'un sinistre sur ces derniers, l'entreprise s'est donné comme mission de rendre palpable, grâce à la réalité mixte (virtuelle + augmentée) la valeur d'une assurance (lien)
  • Cet article récapitule les différentes offres des assureurs autour des objets connectés (lien)

Comment les assureurs avancent dans leur transformation digitale

  • Dans le cadre de sa transformation digitale, Allianz prévoit de supprimer 1200 emplois. La cause ? L'assureur souhaite "numériser ses activités et automatiser le traitement des sinistres et des signatures de polices d'assurance" (lien)
  • De son côté Aviva France compte mettre la transformation digitale au service de son réseau d'agents (lien)
  • La Maif est revenu sur son engagement et son investissement auprès de l'économie collaborative. Tous les projets menés auront permis à l'entreprise de se confronter à de nouvelles manières de travailler, et à remettre en question la convention de marché selon laquelle un service d'assurance correspond à une "couverture toute l'année d'une personne dont nous connaissons beaucoup de choses". L'assureur élargit désormais son domaine d'intervention dans le cloud, l'AssurTech, l'Edtech et dans les questions d'éthiques liées aux numérique, et se donne une mission : "réduire la fracture numérique" (lien)

Les offres évoluent et s'enrichissent de services additionnels

  • Natixis a récemment remis à plat son offre auto pour la rendre plus transparente et modulable. Elle est désormais structurée par univers de besoin : le véhicule, les personnes, les biens, la mobilité, l'indemnisation. Autre fait marquant, l'offre s'enrichit de services associés au domaine automobile : stages de remise à niveau de conduite, prise en charge d'un retour en taxi pour ceux se sentant incapables de prendre le volant, ou encore l'analyse de devis de garagistes en cas de doutes provenant de l'assuré (lien)
  • Dans le domaine automobile encore, Aviva, Générali, Thélem assurances et Sogessur ont annoncé le lancement d'une plateforme de rééquipement automobile pour les assurés ayant subi un sinistre total. L'objectif ? Accompagner et accélérer le retour à la mobilité de l'assuré via l'assistance d'un conseiller automobile, le regroupement d'offres de véhicules neufs et d'occasion, l'estimation du nouveau tarif d'assurance... (lien)
  • Même constant concernant le domaine de l'assistance, qui a d'ailleurs enregistré des résultats très positifs en 2016 (+7,7%) (lien) :
    • Acta Assistance a conçu un boîtier connecté et une application permettant aux dépanneurs d'avoir accès aux codes pannes des assurés, et de décider du mode d'intervention adapté bien en amont. En cas de remorquage, les données sont directement transmises au garage le plus proche afin d'anticiper au mieux la réparation et la préparation d'un véhicule de substitution.
    • De son côté, Europ Assistance vient de lancer DOMVEIL, un boîtier détecteur de chute associé à une plateforme d'écoute visant à remédier à la solitude et la détresse psychologique. Le tout est complétée par une offre de services du quotidien (taxi, repas...)
    • Mondial Assistance a décidé de faire appel à plombier.com pour les dépannages d'urgence (lien)
  • Les offres auprès des professionnels évoluent elles aussi. Ce mois-ci Ciprès Assurances a signé un partenariat avec la startup BeZenz qui édite une plateforme de numérisation des données des TPE et PME. L'assureur intègre cette offre à son portefeuille et pourra en outre suivre en temps réel les indicateurs clés de l'activité de sa communauté afin d'adapter ses actions (lien)
 

Fintech

5 scénari sur le futur du secteur

  • Ce mois-ci, l'observatoire des métiers de la banque nous livre ces 5 scénari sur l'évolution du secteur bancaire (lien) : 
    • #1 les GAFA au pouvoir : les banques vont perdre 70% de l'accès direct à la clientèle au profit des GAFA , pour devenir des fournisseurs de services en B2B. La concurrence se fera sur les prix et délais de réponse et les banques se différencieront autour de segments de clientèle spécifiques
    • #2 la surenchère IT : il deviendra essentiel de faire des partenariats avec des acteurs de l'IT. La bataille se fera autour de solutions innovantes pour les clients finaux et les investissements nécessaires pour cela seront à rentabiliser par des gains de productivités acquis notamment au travers de l'automatisation d'un certain nombre de tâches
    • #3 le modèle anglo-saxon : les banques accorderont les crédits non plus en se basant sur les indices de solvabilité des clients, mais en fonction de la valeur du bien financé. Le risque crédit sera entièrement supporté par le client, ce qui aura un impact négatif sur l'image des banques au profit des sociétés de gestion du patrimoine indépendantes
    • #4 les banques capitalisent sur leurs atouts : l'expertise et la proximité des banques renforcent la confiance client. Les banques jouent sur la sécurisation des données et la confidentialité pour se démarquer des GAFA. Les conseillers deviennent de véritables conseillers de vie.
    • #5 la fin des banques : la concurrence s'accélère et les banques ne sont pas assez réactives, elles perdent leur compétitivité au profit de nouveaux acteurs

La reconfiguration du secteur

Quoiqu'il en soit, il est certain que les lignes bougent au sein du secteur, qui se reconfigure sous l'impulsion de nouveaux acteurs et de nouvelles relations : 

  • les GAFA, d'abord, investissent beaucoup le secteur :
    • Amazon continue ses efforts en matière de paiement et même de crédit puisque l'entreprise a prêté 3 Mds $ à des PME revendeurs sur la marketplace en 2016. Le machine learning est utilisé pour détecter les entreprises les plus à même de profiter d'une telle avance de trésorerie. Ce faisant Amazon s'assure du succès et de la fidélité de ses vendeurs. Le géant du e-commerce pourrait très bien monter en puissance rapidement sur le secteur, surtout s'il suit la même trajectoire que son homologue chinois Alibaba, dont la filiale Ant Financial couvre quasiment l'ensemble des métiers de la banque (lien, lien2, lien3)
    • Les débuts de Facebook dans le domaine restent pour l'instant hésitants, mais pour une entreprise dont l'ambition est d'être présent à chaque instant de vie des consommateurs, il semble pertinent de monter en puissance sur le thème de l'argent. Dans le futur, Facebook pourrait bien s'approprier les outils de la banque et les intégrer de manière invisible à sa plateforme, ce qui pourrait bouleverser la configuration du marché (lien)
    • Du côté d'Apple, le Wallet connaît un taux d'adoption croissant et la firme à la pomme, qui créé déjà des comptes, stock déjà de l'argent et distribue déjà des cartes, compte bientôt intégrer le paiement p2p au sein de son offre (lien)
    • Dans une moindre envergure il est à noter qu'Airbnb s'intéresse à ces questions, et test en ce moment un système de paiement partagé sur sa plateforme (lien)
  • les relations entre banques et fintech ne sont pas si évidentes que cela. Alors qu'on entend beaucoup parler de cette seconde vague de fintech qui, au lieu de vouloir ubériser les banques, préfèrent collaborer avec elles, en réalité il semble bien que l'on soit dans une situation de cohabitation plutôt que de collaboration. C'est en tout cas notre ressenti lors de la journée dédiée au secteur à Vivatech 2017.
    • Si les fintech collaborent de plus en plus avec les banques, elles y déplorent parfois la lenteur des processus. D'ailleurs si le fondateur de Compte Nickel a choisi de travailler avec BNP Paribas, c'est entre autre grâce à la rapidité des discussions qui ont été menées.
    • Les fintech ne peuvent s'empêcher de rêver d'un futur où la banque sera moins visible, reléguée en "back-office" sur des fonctions néanmoins importantes telles que la sécurisation des données. B. GATES le dit : "Nous avons besoin de services bancaires, nous n'avons plus besoin de banques" (lien)
    • Une bataille est d'ailleurs en train d'être menée entre banques et fintech au sujet de la DSP2. Les banques, qui vont se voir obligées à partager les données de leurs clients avec des services tiers souhaitent interdire le "web scraping" (technique consistant à demander ses identifiants bancaires aux utilisateurs afin d'accéder aux informations de compte et de réaliser des actions pour leur compte). De leur côté les fintechs craignent que les banques ne limitent les données qu'elles mettront à leur disposition via des API (lien)
 

Travel & Transport

Travel : la transformation des hébergeurs, les startups du tourisme d'affaires

  • Les grands groupes hôteliers et acteurs de l'hébergement multiplient les contact avec les startups, et tentent de se réinventer
    • Mariott Hotels lance un programme d'accélération européen, et accueillera des startups dans les domaines suivants : la transformation de l'expérience client, l'expérience en chambre, aider les hôtes à "s'épanouir et trouver l'inspiration" (lien)
    • Malgré les obstacles que les hôteliers souhaitent mettre à l'expansion d'Airbnb, force est de remarquer qu'ils sont de plus en plus nombreux à être présents sur la plateforme (lien)
    • La Fédération Internationale des Logis a conclu un partenariat avec la startup RendezvousChezNous qui propose des activités originales partout en France (lien). De son côté, Expedia permet désormais aux établissements de créer sur le site une liste de sites d'intérêts et d'activités. Une approche intéressante mais qui ne va pas aussi loin que les "Travel Experiences "d'Airbnb. (lien)
    • MSC Croisières va investir 9Md€ dans la construction de navires 100% connectés. Un projet difficile lorsqu'on sait que la construction d'un navire prend 24 mois et  lorsqu'on souhaite être à la pointe des nouvelles technologies (lien)
  • Voici une liste de startups sévissant dans le domaine du tourisme d'affaires :
    • Oui Business propose une solution centralisée pour simplifier la vie des voyageurs d'affaires (lien)
    • MagicStay se veut le Airbnb du voyage d'affaires (lien)
    • TravelEnsemble veut permettre aux grands groupes de mieux gérer les dépenses de voyage. La startup développe une plateforme de réservation et de partage des trajets professionnels
    • Hubtobee met en contact les collègues qui partent au même endroit pour organiser les rdv en fonction de l'agenda de ses collaborateurs et partager les frais de déplacement (lien)

 Transport : la SNCF et l'ouverture de la concurrence, la vente et l'après-vente automobile

  • Les déboires d'Uber continuent. L'entreprise tente de corriger le tir et cherche à améliorer les conditions de travail des chauffeurs. Selon un article d'HBR il est désormais temps que les régulateurs signent l'acte de décès de la plateforme (lien, lien2, lien3)
  • La SNCF a marqué l'actualité du mois de juin, avec d'abord son changement d'identité "InOui" assez critiqué. D'autre part, le transporteur se prépare à l'ouverture à la concurrence et envisage pour cela de : développer le low cost, se positionner en tant "qu'assistant personnel des mobilités" de chacun, et construire une offre logistique (lien, lien2)
  • Le secteur automobile n'est pas non plus épargné par les mutations économiques et numériques : 
    • pour le CDO de Volkswagen, le nombre de véhicules sur les routes va tendre à baisser, mais pas nécessairement les ventes de véhicules. Ces derniers seront utilisés quasiment 24h/24 et verront leur durée de vie s'abaisser 
    • Amazon veut vendre des voitures en ligne (lien)
    • PayCar et Icare lancent Cocoricar, une solution qui vérifie les identités des utilisateurs, sécurise les paiement et offre une garantie de 3 mois dans le cadre de la vente en ligne de véhicules d'occasion (lien)
  • Actualités de l'après-vente automobile
    • Norauto et Midas ont signé un partenariat avec Drivy, les 2 enseignes se chargeront de vérifier l'état des véhicules mis en location sur la plateforme (lien)
    • Un marché s'ouvre avec l'obligation de proposer une alternative de pièces de réemploi lors de la réparation de véhicules automobiles. La plateforme yakarouler mise dessus (lien)
    • Xee (collecte en temps réel de données relatives à la sécurité, au confort, à la consommation) s'associe à Here Technologies (cartographie et localisation) pour transformer n'importe quelle voiture en véhicule connecter et entrer dans l'ère de la maintenance prédictive. Dans la même veine, Autodis Group est entré au capital de Oocar (lien, lien2)

 

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