Avoir un mur en briques rouges dans son salon ou choisir des meubles au design scandinave pour sa cuisine traduit une appartenance sociale. Cette appartenance repose sur des standards. Ces standards permettent aux individus de signifier leur appartenance, or ils sont aussi sommés de se singulariser.

l'aménagement est une appartenance incarnée par des standards

Le cadre de vie traduit une appartenance sociale. Pour signifier cette appartenance, les individus choisissent d'aménager leur logement avec des standards (un mur en briques rouges, des moulures au plafond, un fauteuil club ou un salon nordique...). Chaque standard a une signification qui classe celui qui l’adopte.

 

Mais les individus sont sommés de singulariser leur logement

Les individus sont pris entres des injonctions contradictoires. Comment affirmer leur appartenance sociale et en même temps leur singularité ? 
Cette tension met les individus face à la possibilité d'une faute de goût ou pire, d’une rupture avec l’appartenance sociale qu’ils revendiquent.

 

Or personne n'aide à résoudre cette contradiction

Quand on leur propose de la personnalisation, on propose en fait aux individus soit de reproduire un standard, soit d’adopter un aménagement si personnel qu’il s’affranchit des marques d’appartenance. Ce qui conduit à envoyer de signes brouillées sur ce qu'on est et qu'on veut montrer.

 

Appartenance sociale et singularité

Et si on aidait les gens à faire cohabiter leurs aspirations sociales et leurs aspirations à la singularité ?


L'ENQUÊTE DE TERRAIN

Enquête sur la constitution des cadre de vie

Le sens commun attribue les choix en matière de style et d'ameublement au seul goût et aux affinités esthétiques des personnes. Or, les goûts en matière d'aménagement sont le reflet de l'histoire de chacun : histoire sociale et professionnelle, histoire amoureuse, histoire familiale. Elles vont former des perceptions, des ambitions et se traduire dans des modes de vie différents. Ces enseignements sont issus de notre Enquête sur la constitution des cadres de vie.

 

L’enquête de terrain a été conduite au moyen d'observations et d'entretiens semi-directifs approfondis auprès d’un panel de quinze personnes. Ce panel était constitué de profils contrastés, présentant de fortes différences tant en termes d’âge que de cycle de vie, de niveau de revenus et de richesses possédées, de statut marital et de zone de résidence.

Demander l'enquête


L'AUTEUR DE CETTE ENQUÊTE

GUILLAUME MONTAGU - Anthropologie & Stratégie
Après un cursus de recherche en sociologie et anthropologie politique à la Sorbonne, Guillaume a mis ses savoir-faire en sciences sociales au service des entreprises. Il a rejoint unknowns pour s'occuper de la recherche et des études.

guillaume.montagu@unknowns.fr

 

PARTICIPER A UNE ETUDE ?

Un sujet vous tient à cœur et vous souhaiteriez sponsoriser ou co-réaliser une étude avec nous ? Vous aimeriez participer à l'une de nos prochaines études ou nous solliciter sur un sujet de votre choix

Ecrivez-nous !

 
 

Comment